Il arrive que l’on manque l’essentiel. Ceci n’est pas une lecture obligatoire d’avant concert que l’on impose, mais il est souvent bon de savoir quelle surprise vous sera présentée durant un concert.
Ici, pas de textes élogieux ou de grandes phrases. Laissez-vous simplement étonner et emporter par cette découverte percussive de notre Gruyère.
Claude Bussard (compositeur-interprète-percussionniste) et Patrick Robatel (création-idées-mise en scène) se réjouissent de vous présenter ce projet aux sons retrouvés et réadaptés de la Gruyère, mélangés à quelques mélodies d’actualité.
Demandez le programme :
1 – « Le Réveil De l’Etable »
Ecoutez les gouttes et la pluie tomber, puis les effets du « bar chimes », pour ensuite se laisser surprendre par un tonnerre à main annonçant un éclair/un tonnerre annonçant le début du concert.
Et c’est pendant les trompes du Tibet et l’arrivée de la grue de la Gruyère qu’un remake de « Top Gun » à la mode gruérienne montera en puissance pour amener le solo de guitare de Thierry Margairaz et notre beau « Là-Haut Sur La Montagne », ponctué par un dernier éclair et les trompes du Tibet au loin.
2 – « La Poya »
Un mélange typiquement gruérien avec un cor des alpes joué par Fabien Crausaz, un troupeau de vaches remis à l’ordre par un appel typiquement gruérien (paraît-il 😊) et un jodel qui nous amènera vers Bernard Chaney, un patoisant qui se fera un plaisir de nous raconter l’histoire de ce merveilleux projet.
Un rythme et une mélodie de « Loreen Tattoo » accompagnera nos vaches le long de cette Poya un peu différente, pour terminer sur un fond de cloches et de chèvres, de la grue de la Gruyère et de notre patoisant qui salue l’assemblée dans un patois bien de chez nous – à n’y rien comprendre - don 😊.
3 – « La Valsainte »
La Gruyère, c’est également la Valsainte, fondée en 1295. Au bout du monde, dans un lieu reculé de la Gruyère se trouve depuis le XIIIe siècle la chartreuse de la Valsainte, le val de tous les saints, actuellement la seule communauté de cet ordre en Suisse.
Nous entendrons donc un chant grégorien « Salve Regina » accompagné par l’Eglise St-Théodule à Gruyère.
Claude a retrouvé son tambour militaire pour se rappeler son passage sous les drapeaux avec Patrick Robatel, mais aussi se rappeler que le tambour est utilisé lors des processions des fanfares. Claude sera accompagné par quelques tambours de la Gruyère, alors qu’un trompettiste solo – Thierry Margairaz – nous amènera vers le monde de Freddy Mercury. Ou quand Queen rencontre le monde grégorien en pays gruérien.
4 – « Ma Gruyère » (Medley Gruérien)
C’est depuis l’Eglise St-Théodule à Gruyère que nous partons visiter ce beau pays de Gruyère, accompagnés de très nombreux bruits de la région et des chansons de circonstance, le tout également entrecoupé par le carillon de Bulle et son carillonneur Frank Aellen.
Nous débuterons par « Une Cloche Sonne Sonne » avec Marc Vermot, accompagné par notre guitariste du moment Thierry Margairaz. Puis s’ensuivra « Adju mon by Payi » avec Fabien Crausaz en solo et un joli enregistrement de « A Moléjon ».
Vous pourrez apprécier l’étonnant accompagnement mélodique sorti des couvercles des boilles qui complètent la batterie stratosphérique de Claude Bussard et forment un « bouillophone » ou une sorte de xylophone du fromager.
5 – « Le Lutin du Chalet Des Rêbes »
Mais où sont-ils, ces lutins ? La tronçonneuse a reçu mission de les réveiller avec des rythmes Trap-Rap. Les tambours seront également présents pour soutenir cette recherche.
« La Chanson Des Lutins » puis « Le Lutin Du Chalet Des Rêbes » en version Trap Rap puis en bossa-nova vous étonneront certainement.
6 – « DJ Claude »
Le public est prié de participer par un claquement des doigts. Claude nous montrera sa maîtrise de la « boîte à vache » ainsi que celle du mégaphone. Entre les vaches de notre ami Hubert, les voitures et Rolex, il faudra bien quelqu’un pour régler la sortie d’autoroute de Bulle – don…
L’accompagnement « aux doigts de fée » de Claude Bussard de « Chante En Mon Cœur Pays Aimé » en version sud-américaine devrait vous étonner suivi de surprenants rythmes sortis de son loyi – cette fois-ci sans sel.
7 – « Bolero » et « Solo »
Pour préparer son solo, Diego, fils de Claude, lui vient en aide à la caisse-claire, suivi des tambours de la Gruyère. Ils ont choisi le rythme du Boléro de Ravel comme base à l’époustouflant solo de Claude. Ils se sont même permis un petit clin d’œil aux mouvements mécaniques des Royal Marines, fameux tambours anglais. Le tout se termine par le rythme Bolero fzfzfzfz.
8 – « Adju Don »
Et que la fête commence par un « Entertainer » accompagné à la planche à relaver, alterné par « La Tchivra », chanté en chœur par tout le public. Reprenons tous ensemble :
DZI / DZIN / DZI-DZIN-DZON
TOUS LES DZODZETS DANSENT
DZI / DZIN / DZI-DZIN-DZON
TOUS LES DZODZETS DANSERONT
En signe d’adieu « don », l’hymne national de la Gruyère – le fameux « Ranz des Vaches », annoncé par un roulement de tambour puis chanté en soliste par Fabien Crausaz, suivi par le Chœur des jeunes armaillis de la Gruyère de Bulle sous la direction de Bernard Maillard, dont une nouvelle version devrait marquer les esprits.
Et la Gruyère retrouvera son calme après l’orage et un dernier passage de la grue, comme un dernier clin d’œil à ce projet particulier.